La Mounette sur le devant de la scène !

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Elle était là, depuis le début. En fait, elle a toujours été là, présente, depuis ma naissance. Elle était là pour moi, mais elle l’a été davantage lors de ces derniers mois. J’ai fait une grave chute à cheval. Une chute de laquelle, normalement, on ne se relève pas.

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Mais je me suis relevée. J’étais là. Mon esprit s’est demandé comment et mon corps a tout bonnement refusé de mourir. Je me suis donc relevée.

Et ma mère a pris soin de moi, comme elle l’a toujours fait. A la différence que je suis à présent adulte et que ce n’est plus la même chose. Je ne pèse plus 4 kg pour 50cm…

Si je ne voulais pas me laver, il était donc compliqué de me faire rentrer de force dans la douche. Je peux lui tenir tête et lui dire non, mais je n’ai pas intérêt. Je peux refuser de m’alimenter et donc de manger ce qui se trouve dans mon assiette. Mais ça ne marchera qu’une fois, pas deux. Je peux râler sur l’activité qu’elle a prévu que l’on fasse à deux pour m’occuper. Mais pas trop fort et pas trop longtemps, pour finalement faire cette activité quand même. Je peux refuser de me peigner les cheveux. Elle le fera alors elle-même. Parce que, même si je reste à la maison, à tenter de me rétablir, je dois être jolie et présentable. Sait-on jamais que je reçoive de la visite! 

Et puis même, il faut être belle pour soi, pour se plaire à soi-même. Si je ne veux pas mettre de vernis sur mes ongles, elle me le demandera à nouveau le lendemain. Et ce, jusqu’à prendre quelques-uns de mes pots et étaler les couleurs devant moi, afin que je choisisse. Et il faudra que je m’occupe de mes doigts et aussi de mes orteils! Si je refuse de sortir ou de prendre l’air, elle ouvrira une fenêtre. Et si je fais la tête, ma mère trouvera un sujet de conversation différent pour me changer les idées. 

Lorsque tout va bien, que la douleur est un peu moins forte, il fait beau, dehors et dans mon esprit. Et les journées passées avec maman sont d’autant plus agréables. Par contre, plusieurs jours se sont mal déroulés. La pluie était présente, dans mon esprit et elle coulait par mes yeux. Mon moral n’était pas de la partie et rien ni personne ne parvenait à me consoler. Pas même ma mère!

Elle profitait ainsi de mes bons jours, elle souriait et rigolait avec moi. Tandis qu’elle subissait mes mauvais jours qui devenaient tristes, pour elle aussi. Avec le moral à zéro, je n’étais bonne à rien. Mieux valait dire aux gens venus chez moi de s’en aller et que, pour ma part, je me détende ou que j’aille carrément dormir. Car, à ce moment-là, je ne suis de bonne compagnie pour personne. 

C’est un “jour sans”, ça a débuté le matin même et ça durera jusqu’au soir. Je n’y peux rien, ces jours-là surviennent sans prévenir. Durant toute ma convalescence, ils ont été nombreux. Et j’en suis désolée pour ma petite maman. Car elle ne dit rien mais je suis sûre et certaine que j’ai été pénible.

D’où ce petit texte et la mise à l’honneur de la Mounette. Je sais qu’elle a horreur de ça. Mais elle le mérite grandement, elle mérite d’ailleurs bien plus que ça. Je n’aurais jamais assez de toute ma vie pour la remercier, pour lui montrer toute ma reconnaissance. 

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Mais paraît-il qu’elle n’en a pas besoin, qu’elle a agi normalement, comme une maman l’aurait fait. car c’est l’instinct maternel, c’est naturel. je ne sais pas ce que j’aurais fait sans ma sacrée Mounette. 

Par ce petit texte, j’ai donc mis ma mère sur le devant de la scène, pour tenter de la remercier, à ma façon. Car toutes les mamans le méritent. Qu’elles ne soient plus de ce monde, au home, à l’hôpital ou qu’elles soient en bonne santé. Qu’elles n’aient pas toute leur tête ou qu’elles soient bien parmi nous. Elles sont devenues mère un jour, en donnant naissance à leur progéniture. Et depuis ce jour-là, elles l’ont toujours été et elles le seront jusqu’à la fin de leur vie.

Je me demande toujours ce que j’aurais fait sans ma mère. Et je crois, qu’au fond d’elle, elle se demande ce qu’elle aurait bien pu faire sans ses enfants…

Catégories : Réflexions. Étiquettes : amour maternel, maman, mère, et mounette.